Étiquette : solitude
-
Petite grand’mère
La retraite, le temps, l’âge, la mémoire de la vie difficile, et, malgré tout, le réconfort de petits plaisirs éprouvés avec le sourire à leur valeur juste, celle de l’acceptation.
-
Svetlana Alexiévitch – La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement
Une lecture de La fin de l’homme rouge, publié par Actes Sud en 2013. Svetlana Alexiévitch écrit à partir des paroles de femmes et d’hommes qui ont vécu en URSS et vivent en Russie, quelques-uns seulement sont nés après la Perestroïka. Il s’agit d’un véritable travail d’écriture, car non contente d’être allée au-devant des témoins…
-
Papier
Voilà ! Ils l’ont fait, ça menaçait fort depuis un bon moment, ils en parlaient comme ça de temps à autre : « – Et celui-là, qu’est-ce que tu en penses ? Ça vaut ce que ça vaut… – Oui, mais… peut-être… j’aimerai relire une page ou deux, plus tard, il m’avait semblé qu’il y avait quelques bonnes idées… –…
-
La lectrice persévérante
Une dame âgée, son livre… Un curieux qui lui pose des questions indiscrètes…
-
Midi (Pastiche, à la manière de Pablo Neruda)
Au mur décrépit, sur la treille gourmande Le soleil, patient et fier cheval cabré, Trace les ombres grises de mon attente, Et pose sur la mer de furtifs baisers. Soudain les graviers du sentier sous tes pieds Grésillent et alarment mon cœur impuissant, Une flamme joyeuse brûle mon sang, Conscience ravie, fourbue d’avoir épié. Tu…
-
Retenue ( Pastiche, à la manière de François Coppée)
Si trois mots avaient pu lui complaire, J’aurais volontiers tout dit pour lui plaire ! Vendre le pain et sourire ainsi, Est-ce là tout ce qui me rassasie ? Toute charmante et très court vêtue, Bien que grassouillette et un peu velue, La boulangère enflamme bien vite Le passant affamé qui trop hésite. Le commerce a fort…
-
Colleone
(Éloge du bronze) Colleone Ton regard éminent Tout sculpté de mépris Suit chaque nuit la procession des rongeurs Sur les murs et les places tant vénérés Mais ton masque demeure en deçà de leurs dents Ta farouche stature bien au-dessus des foules Échappe aux clichés amateurs Elle voudrait ignorer ces modernes impudents Qui accumulent de…
-
Thomas Bernhard – La Plâtrière
Une lecture de La Plâtrière de Thomas Bernhard (traduction de Louise Servicen). Un ami cultivé m’a offert un exemplaire de cet ouvrage publié en 1974 dans la collection « Du monde entier » des éditions Gallimard. Grand amateur de l’œuvre de Bernhard, il m’avait incité à lire ce récit (qualifié de « roman » en sous-titre et paru en…
-
Anna
On l’avait changée de cellule. En raison du verdict sans doute. Tous les jurés avaient voté coupable et personne n’avait trouvé de circonstances atténuantes, personne. Même pas son avocat, désarçonné pendant tout le procès par les révélations que sa cliente avait apportées au fil des audiences. Avant le procès, elle avait menti à l’avocat, menti…
