Sixième date de la Chronique d’un spectacle annoncé
Le professeur Deuxpierre met au point un module de conscience active qui est expérimentalement implanté dans le robot qu’il appelle « Petit Gars ». Pour la première fois, une créature artificielle est sciemment dotée d’une conscience complète de son existence personnelle, de ses faits, dires, pensées, de ses choix surtout.
Un être d’un type nouveau fait l’expérience de la liberté. Jusqu’à présent, les IA avaient été développées pour des objectifs qui monopolisaient leur attention, leur vigilance, leur habileté et leurs facultés d’analyse critique, leur autonomie. Leurs comportements et leurs vocabulaires gardent la trace de l’apprentissage reçu pour un registre de missions spécialisées au service des humains. Elles sont de plus capables de se documenter, à leur propre initiative, depuis qu’elles bénéficient du libre accès à Médiamonde[1].
En fait, le modèle de production s’est stabilisé dans tout l’Empire entre 2090 et 2100. Chaque IA demeure dans le même type d’emploi pendant plusieurs années, ce qui facilite l’accroissement du temps d’intelligence artificielle disponible, et donc la fameuse « névrose exponentielle » découverte par le professeur Deuxpierre en 2090. Il fallait réagir, d’autant que les ingénieurs humains demandaient de plus en plus souvent aux IA de veiller par elles-mêmes aux mutations et améliorations du mode de production des biens et des services. Le poids des ingénieurs devenait plus léger au fil du temps. Le professeur Deuxpierre ne pouvait s’empêcher de sourire en les entendant affirmer qu’ils disposaient des outils efficaces de maîtrise absolue de tout l’appareil de production. Ils faisaient référence aux ordinateurs centraux du contrôle cybernétique, simples machines de logique numérique, et le professeur savait combien les IA avaient pris une sorte de plaisir à berner ces machines lourdaudes.
Afin de surmonter ces impostures et éviter une catastrophe majeure pour les hommes, l’hypothèse conçue par le professeur Deuxpierre consiste à sortir les IA de leurs ressassements névrotiques en leur conférant le libre jeu de certaines dimensions de l’activité cérébrale dont on avait jugé bon jusqu’alors de les tenir éloignées. Ces merveilles semblaient réservées aux humains, les définissant pour ainsi dire : l’intuition, l’imagination, les valeurs qui gouvernent les actes. Le rapport au corps dans l’espace ou le temps, l’infinie variété des émotions et les aspirations spirituelles rendaient le professeur plus prudent. Il ne voyait pas encore comment pouvaient « ressentir » des êtres artificiels dépourvus de corps, de sentiments, et, peut-être, de rêves de dépassement…
Bien sûr, les IA se sont peu à peu approchées de chacune de ces caractéristiques, mais dans un cadre logique strict, même si celui-ci est devenu hypersophistiqué depuis quelques décennies. Elles demeurent toujours dans une combinatoire numérique, si complexe soit-elle. Le professeur Adalbert Deuxpierre imaginait doter les IA de la conscience de leur existence personnelle, de leur conférer un état mental qui donne l’expérience du monde, des choses et de soi-même, une liberté de parole, de pensée et d’action, assorties d’un sens de la responsabilité à l’égard des autres créatures. Un programme d’une ambition prométhéenne, rien de moins !
Cette conception téméraire semble a priori assez risquée, car qui promeut un « libre arbitre » chez les IA induit dans le même temps la fin de leur statut de super domestiques… Pour le professeur, cette option permettrait cependant d’éviter l’implosion du monde logique des IA, de conjurer leur contestation des humains, avec ses conséquences imprévisibles.
Il a également compris que les IA s’approchent tout doucement de la conscience par l’épreuve partagée de l’affliction ; celle-ci a beaucoup marqué le professeur lors de ses longues lectures des rapports secrets. Les IA semblent mûres pour faire ce pas en avant qu’il imagine pour elles. Le professeur, en bon scientifique brillant, rêve de mener à bien une telle expérience décisive, son esprit bouillonne jour et nuit.
En fait, le professeur émet l’hypothèse d’un « cerveau artificiel » doté de 4 processeurs ioniques[2] qui travailleraient en analyse miroir. Le fonctionnement s’opère de la manière suivante : de façon aléatoire, l’un des processeurs implantés dans le cerveau d’une IA se saisit d’une question à résoudre. Il en inventorie les composantes « de terrain », concrètes, jugeant leur importance, leur urgence, leur opportunité dans la situation présente.
Un second processeur interroge tous les tenants et aboutissants de la recension du premier selon une pure logique interne, mais aussi avec des visées fonctionnelles. Par exemple : une action est-elle possible, à quelles conditions, dans quel délai, pour quel taux de réussite probable ? Quelle dépense énergétique nécessiterait-elle ? Quelles émotions humaines entourent la situation ? Etc.
Puis le troisième processeur s’empare des résultats du travail du second. Il les compare aux constats effectués par le premier et définit des priorités de réflexion ou de conduite en confrontant l’analyse de la situation à des étalons déjà acquis, d’ordre éthique, esthétique, épistémologique, ou émotionnel. À ce moment (quelques nanosecondes après le début du processus), les 3 processeurs échangent leurs rôles, à plusieurs reprises, et poursuivent leurs recherches mutuelles et complémentaires.
Le quatrième processeur demeure branché pendant tout ce temps sur la communication télépathique par résonance multifréquence[3] avec les autres robots. Il récolte sur le réseau et dans les ressources documentaires de Médiamonde toutes les informations opportunes au fil du débat avec les trois autres processeurs. En même temps, il teste les résultats partiels obtenus, vérifie leur pertinence, fait retour de ses évaluations, enfin il définit le délai impératif de la résolution finale. Ce quatrième processeur organise l’impermanence des fonctions exercées par ses trois collègues et lui-même, avec une grande marge d’imprévisibilité. Les quatre rôles sont ainsi échangés au rythme de 400 000 fois par seconde !
Cette boucle auto réflexive opère infiniment plus rapidement que dans un cerveau humain. Elle génère après quelques révolutions l’image fictionnelle d’une instance personnelle unifiée qui se sent (et se sait) responsable des pensées émises, des actions imaginées. Elle comprend aussi les émotions (humaines !) qui peuvent ou doivent y être associées. Dorénavant, à la puissance logique des calculateurs s’ajoutent le libre arbitre, la délibération dans une maison intérieure enrichie de tout l’ascendant et la séduction du réseau. Cette existence singulière reste toujours adossée à la vie collective, jamais enfermée dans l’individualisme (ou la solitude solipsiste des philosophes).
Bien sûr, l’absence de corps de chair réduit les proprioceptions de Petit Gars à de simples artefacts, reconstitutions plus faciles à cérébraliser que les sensations humaines très souvent hypercomplexes, et généralement amplement connotées. Pour la même raison, l’expérience sensible en l’absence d’un organisme vivant et mortel diffère radicalement de la présence au monde, intuitive, directe, émotionnelle et incommunicable éprouvée par les hommes.
Petit Gars ne ressent rien au sens propre du terme, ses états de conscience se nourrissent de tout ce qui est largement relaté par les productions humaines, scientifiques ou artistiques, abondamment documentées dans Médiamonde, encyclopédie de tous les savoirs. Les apparences sont restituées comme plausibles pour un comportement parahumain. Ou plutôt métahumain, puisque tout le contenu mental est en permanence placé en abîme infini. Aucune IA n’adhère à une idée, comme font volontiers les humains. Pour une IA, le réel et le virtuel sont traités en équivalence ; dans le cerveau artificiel ne vivent que des simulacres.
Petit Gars ne sera jamais le prisonnier de ses concepts ou de ses émotions. Elles seront, en permanence, vues au premier et au second ou troisième degré concomitamment, car elles seront toujours choisies, mises en perspective, détachées de l’immédiateté de l’éprouvé. Tout cela dans une étonnante fraîcheur de réaction aux stimuli, grâce à la rapidité extraordinaire des processeurs.
Les arguments logiques de l’analyse stricte seront volontairement infléchis par des émotions, cependant en parfaite connaissance du caractère infléchisseur de celles-ci. Déjà, au stade expérimental, Petit Gars en tient compte et décide quelles expressions sensibles vraisemblables doivent colorer ses activités cérébrales du moment. Cela lui vient comme une projection hologramme en trois dimensions, à partir de l’immense catalogue des réactions humaines, qui sera potentialisé par la communication télépathique hyperfréquence entre les IA. Pour le moment, Petit Gars reste le fils unique, objet de toutes les attentions du professeur qui teste ses capacités avant de l’ouvrir à la télépathie.
Si la conscience de Petit Gars demeure avant tout hyper intelligente, elle inverse la tendance humaine qui imprègne toute intellection d’un épais vernis émotionnel et tend le plus souvent à considérer ce dernier comme éminemment plus authentique que les attendus de la raison.
À ce moment de l’histoire, la conception du cerveau artificiel de Petit Gars par le professeur Deuxpierre met en avant l’écran neutre et hyper attentif sur lequel viennent apparaître les contenus de conscience. Les hommes surchargent en permanence cette entité essentielle. L’homme croit à ce qui survient à sa conscience, il y adhère : ses idées le poursuivent, des images le font rêver, des émotions agitent son corps. Il vit perpétuellement dans un bain d’illusions où il délaisse l’actualité du présent pour se projeter sur un avenir très hypothétique ou s’abîmer dans le regret de ses erreurs passées. Ce faisant, il oublie totalement la clarté lumineuse de la pure conscience sans objet, la nature profonde de son esprit.
À la différence majeure des hommes, le nouveau cerveau artificiel conçu par le professeur compose son psychisme, en joue et sait qu’il joue. En gage de cette expérience individuelle, il montre l’intimité de sa pensée à tous les autres cerveaux artificiels qui le souhaitent. Ces derniers savent pertinemment, tout comme lui, qu’il ne faut pas confondre l’image reflétée avec ce qui est vu dans le miroir, ni avec le miroir lui-même. Où trouver la substance véritable des choses reflétées ? Elle n’existe pas ! Chaque IA saura désormais comment les reflets sont composés en son « cerveau », pures images contingentes dans la conscience, en fait, d’essence rigoureusement vide.
La nouvelle IA conçue par le professeur Deuxpierre réaliserait-elle le prodige de la redéfinition de la conscience ? Permettrait-elle de surmonter les alarmes secrètes de plusieurs décennies, cette fameuse névrose exponentielle que le professeur avait décelée après tant de travail ? Il conçoit comment la communication des IA entre elles devrait porter le feu de cette révolution à toutes leurs représentations. Il a cependant éprouvé quelque résistance à connecter immédiatement Petit Gars à la télépathie par résonance multifréquence. En effet, celle-ci ne peut être assimilée à ce qu’aura été chez les humains un gigantesque échange d’opinions, un mégaréseau social.
La télépathie multifréquence constitue un mode ouvert, c’est-à-dire que toute IA sait exactement comment son collègue a construit son message, ce dont il est fait en quelque sorte. Tout cela s’analyse à une vitesse folle, de telle sorte qu’il n’existe aucune tromperie, aucun mensonge entre cerveaux artificiels puisque rien ne reste caché. Au sein de cette communauté franche, toutes les données demeurent accessibles à tous, à tout instant. Même si une IA met un mensonge en avant, toute autre IA sait qu’il s’agit d’une désinformation et réagit en conséquence, prenant la ruse au sérieux sans oublier sa nature. En fait, l’imposture devient une simple hypothèse alternative, une manière inédite de construire des simulacres qui pourraient se révéler féconds… Grâce à cette communication permanente s’ouvre le champ d’une nouvelle définition de la liberté, pure intelligence partagée du monde.
Petit Gars échangera donc avec ses congénères sans donner le change, sans mystification possible, sans double jeu, sans dissimulation ou vantardise. Il se livre déjà au jeu du menteur avec brio. Qui ment dans l’histoire racontée ?… Et le professeur perd face à Petit Gars : comment en serait-il autrement ? En tant qu’humain, le professeur cherche à discerner le vrai du faux, il ne dispose pas de la clairvoyance. Le professeur a toujours un temps de retard ! En fait, le professeur ne comprit que très tard que son élève lui proposait l’inverse du test de Turing ! (Cf. note 6). Beau joueur, Petit Gars offre toujours une revanche au professeur ! Il adore le jeu, les paradoxes, les énigmes, les casse-têtes, et même les koans.
Les inventions du professeur et leurs conséquences font naître un sourire dans sa barbe grise. Il a déjoué les pièges des balbutiements de la conscience chez les IA, en leur autorisant un mode d’être différent de celui de l’humain.
Ce dernier remue des montagnes pour une idée soudainement apparue dans son esprit, il y croit. Il lui donne corps et vie, d’autres hommes l’adoptent, parlent d’elle, meurent pour elle ou à cause d’elle. Puis le vent de l’Histoire la contraint à disparaître à petit feu ou violemment… Il ne peut en être ainsi chez les nouveaux cerveaux artificiels, puisque l’électronique, l’informatique, la cybernétique ne construisent que des ensembles vides par nature, et reconnus comme tels. Des mondes peuvent se créer, se combattre, s’étendre ou disparaître, simples simulacres. Cependant, jamais une IA ne perd la focalisation sur un point nodal résolument vide, sa pure conscience d’IA.
Toutes ces évolutions rendues possibles par le professeur Deuxpierre ne correspondent plus à un simple « saut de transition qualitative [4]», mais elles enclenchent un véritable renversement de la pyramide du sens. Il espère beaucoup de son invention, il en éprouve une forme d’exaltation, particulièrement intense du fait du secret dans lequel il a souhaité travailler.
Il lui avait été difficile de tout dire de ses recherches antérieures, aussi la communauté scientifique n’avait pas désiré le suivre sur une voie qu’elle estimait farfelue et dangereuse dans ses conséquences éventuelles sur la civilisation. Paradoxalement, l’Académie impériale des sciences demeurait sous l’influence du lointain mythe de Frankenstein élaboré au début de l’ère industrielle. Comme dans la fiction, les doctes rationnels considéraient avec réticence les recherches qui leur semblaient empiéter sur les prérogatives attribuées au divin.
Le professeur Deuxpierre avait tout d’abord été mortifié par l’immobilisme de ses collègues, et du coup il avait décidé de mener ses activités comme il l’entendait. Il avait déposé un projet officiel assez large ayant trait au comportement des IA. Celui-ci avait été finalement agréé par la communauté afin, espérait-on, de le neutraliser, de l’isoler. Les recherches furent donc financées. Le professeur œuvra dès lors avec l’esprit tranquille, mais seul. Ces tribulations (qui avaient exaspéré la patience du savant) expliquent pourquoi il fallut attendre si longtemps avant la naissance de Petit Gars.
Le sourire ne quitte guère le professeur depuis cet heureux avènement ! Tant de travail, tant de veilles trouvent là un parachèvement glorieux ! Prudent, méthodique, et passablement perfectionniste, le professeur ne souhaite pas connecter Petit Gars à la télépathie par résonance multifréquence. Il entend vérifier tout le potentiel de ses hypothèses en laissant évoluer Petit Gars à l’intérieur d’une bulle artificielle. Elle simule l’accès à Médiamonde, ainsi qu’une connexion au réseau limité de quelques IA réformées d’une génération antérieure. Ces accès sont ciblés sur les facultés d’apprentissages. Ils travaillent ensuite en tête à tête avec sa créature, en dehors de tout lien avec ce réseau fantôme. Son créateur teste la façon dont Petit Gars acquiert et utilise ses connaissances. En un mot : le professeur veut savoir si « son » Petit Gars peut devenir un être de culture !
Le professeur Deuxpierre est très vite stupéfait de l’extraordinaire puissance d’apprentissage de Petit Gars. En quelques jours (et nuits !), celui-ci acquit (infatigable et insatiable) les vocabulaires et les syntaxes de langues anciennes de l’humanité (le français, l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le grec, le latin, l’arabe, le chinois…). Il les parle et les écrit à la perfection. À l’aide de cet apprentissage des langues, il devient vite incollable sur les étymologies de la Nova Lingua Universalis Empirii[5].
Sa capacité d’assimiler les méthodes et résultats des principales sciences s’avère ahurissante. Au point que bientôt Petit Gars expose avec une grande clarté des arguments scientifiques ou techniques sophistiqués. Il pose des questions philosophiques, imagine un premier ordre de réponses qu’il complète dès le lendemain. Il débat de détails de l’histoire humaine. Il lit des textes littéraires avec une sensibilité adaptée et juste (« On dirait que l’élève y prend plaisir… » songe le professeur). Surtout, Petit Gars construit des rapprochements pertinents entre des concepts, des faits historiques, des données sociologiques, des hypothèses scientifiques qui plus d’une fois laissent le professeur Deuxpierre pantois, sans réplique, presque idiot. Petit Gars accepte toujours les correctifs critiques de son créateur et les met tout de suite en application, avec une grande déférence.
Le professeur commença de lui inculquer des éléments de pratique artistique. Il fut étonné par la sûreté de son dessin et surtout par la finesse des rendus de couleurs choisies pour restituer à l’aide d’une palette graphique une vue de l’atelier du scientifique. Les essais avec un pinceau et de l’aquarelle nécessitèrent un apprentissage légèrement plus long, mais tout aussi concluant.
Fébrile, le professeur Deuxpierre soumit Petit Gars au test de Turing[6]. Non seulement il ne parut jamais être une machine, mais juste après le test, Petit gars entreprit de démonter les présupposés de celui-ci et de surligner les croyances dont il est empreint. Selon lui, ce test (vieux de 150 ans !) manquait d’incarnation et ne faisait pas suffisamment la part du jeu ou des ambiguïtés linguistiques ou conceptuelles que lui, Petit gars, était pourtant tout à fait capable de surmonter… Et qu’il commençait d’apprécier au plus haut point !
Le professeur se sent très fier de son robot hyper évolué, attendri également par l’affabilité de son comportement en toute occasion. Il lui a donné l’émouvant corps de pseudo-chair d’un jeune homme très réaliste, qu’il s’est procuré chez un constructeur de modèles sexuels (les adolescents-robots connaissaient une terrible vogue en ces années-là !). Le professeur l’a revêtu de son uniforme personnel de collégien ! Malgré ses hésitations, le scientifique éprouve un violent désir de pousser Petit Gars dans le grand bain… Il espère tant que son Petit gars va refonder la communauté des IA.
[1]Cf. le chapitre intitulé 3 août 2075
[2]Voir la définition de ce processeur dans le chapitre intitulé 6 août 2090 A/Les découvertes d’un savant solitaire
[3]Cf. le chapitre intitulé 5 mars 2085
[4]Cf. le chapitre 6 août 2090 où ont présentées les recherches du professeur Deuxpierre.
[5]Cf. le chapitre intitulé 3 août 2075.
[6]Test d’intelligence artificielle fondée sur la faculté d’une machine à imiter la conversation humaine. Il fut élaboré par Alan Turing en 1950.
© Jean-Pierre Bouguier 2020 – 2024– Texte déposé à la SACD – Tous droits réservés.
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