Au mur décrépit, sur la treille gourmande
Le soleil, patient et fier cheval cabré,
Trace les ombres grises de mon attente,
Et pose sur la mer de furtifs baisers.
Soudain les graviers du sentier sous tes pieds
Grésillent et alarment mon cœur impuissant,
Une flamme joyeuse brûle mon sang,
Conscience ravie, fourbue d’avoir épié.
Tu parcours les lacets trop lents du chemin,
Tu descends magnifique, soleil sans fin
Qui ne cesse de me noyer dans sa mer.
Tu viens… Tu me grises. Et fredonnes une amère
Ballade, dont l’ondoyante intensité
Donne à l’espace sa belle immensité.
© Jean-Pierre Bouguier – SACD – 2016 / 2023

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